Test de la voltige

Posted on by on février 6th, 2019 | Commentaires fermés

Jeudi, 9 heures. La journée est sublime. Légèrement anxieux, je fais mes premiers pas dans l’aéroclub belge. Je ne sais qui, de l’impatience ou de l’anxiété, est le plus présent sur le moment. C’est que je suis en ce lieu pour une escapade prodigieuse: une expérience de voltige aérienne.
Je découvre mon pilote, Sylvain, qui me rassure immédiatement. Personne n’est mort à son bord. Le ton est donné !
On attaque l’inévitable briefing. L’atmosphère est relax. Malgré l’humour bien présent, je sens monter en moi une certaine agitation tandis que l’heure du décollage approche. Je m’efforce de garder mon calme mais j’ai l’estomac en vrac.
Alors arrive le moment tant redouté. J’enfile mon parachute à la façon d’un sac à dos, puis gagne l’avion: un Stampe, un petit appareil bi-place ultra-performant. L’avion est tout à la fois léger et résistant et, comme je ne vais pas tarder à le constater, ultra docile!
La cabine est simple. L’appareil est de toute évidence conçu pour satisfaire un unique but: laisser un maximum d’adrénaline. Quand je suis finalement en place dans le cockpit, solidement harnaché, j’ai l’étrange impression d’être une partie de l’avion.
La machine tousse un instant puis pousse un rugissement. En dépit de mon casque, le fracas est déroutant. Le pilote vérifie que le micro de mon casque est opérationnel, puis nous décollons pour trente minutes d’extase. L’appareil quitte la terre ferme pour joindre la zone de voltige.
La phase acrobatique est enfin arrivée. Première vrille. Je cligne des yeux et me rive aux courroies, incrédule. Je n’avais pas pensé que les sensations pouvaient être aussi intenses. Et ce n’était que le commencement !
Loopings, breaks, retournés… Les figures s’égrènent à toute allure. A intervalles réguliers, je prononce quelques jurons. La voltige est un tantinet plus explosive que ce que j’imaginais. Au bout d’un moment, il n’y a même plus de haut et de bas. Mes points de repère se sont envolés : la terre ferme et le ciel tourbillonnent autour de moi.
Quand nous regagnons la terre ferme, je suis courbatu en descendant de l’appareil. Au cours de certaines acrobaties, nous subissions 6G: je pesais donc 6 fois plus que mon poids habituel! Je peux vous assurer que c’est le genre de sensation qu’on n’oublie jamais !
Si vous êtes intéressé par cette aventure, mieux vaut être prévenu: il est préférable d’avoir le coeur solide. Même si le pilote modifie la puissance des acrobaties selon le client, cela demeure tout de même une sacrée décharge d’adrénaline. Âmes sensibles s’abstenir. Retrouvez plus de renseignements sur l’organisateur de cette activité de ce voltige aérienne à Lyon.

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