Conférence de Barcelone sur les rapports Est Ouest

Posted on by on janvier 29th, 2014 | Commentaires fermés

Pour les amateurs d’histoire se tenait la conférence de Barcelone il y a 10 jours sur les rapports Est-Ouest et leur évolution depuis la Guerre Froide. C’était très intéressant, et cela fait aussi du bien de se rappeler que des temps plus difficiles ont eu lieu dans notre monde, même si celui d’aujourd’hui n’était pas parfait. On a d’abord utilisé le terme de guerre froide pour caractériser la période 1947-1962, période au cours de laquelle l’opposition entre Américains, qui avaient pris la tête du « monde libre », c’est-à-dire non communiste, et Soviétiques, leaders du camp « anti-impérialiste », a été la plus farouche, sans pour autant franchir le seuil de l’affrontement armé direct. Ensuite a eu lieu la détente, où pour être toujours rivales, les deux super-puissances ont cherché à limiter leur confrontation et à dégager les moyens d’une certaine coopération. Cette seconde période allait durer jusqu’en 1979, date à laquelle le processus de détente allait être stoppé à la suite de l’invasion soviétique de l’Afghanistan et l’affaire des euromissiles. Mais lorsque la politique de Perestroïka devint irréversible, on reparla de nouveau de la fin de la guerre froide. Cela voulait dire que la détente avait été la continuation de la guerre froide, en moins confrontatif, et que c’est seulement après la fin du duel URSS-Etats-Unis (qui se serait effectué à fleuret moucheté entre 1962 et 1979) que l’on pense vraiment à une phase historique nouvelle. Je préfère pour ma part parler de l’ordre issu de la Seconde Guerre mondiale et de relations Est-Ouest pour la période 1945-1989, car la détente et la guerre froide sont, au-delà de leurs caractéristiques communes, des moments différents. Après 1989, il n’y a plus d’Est, plus de camp oriental. C’est donc la fin des relations Est-Ouest telles qu’elles ont été vécues depuis 1947. Dans cette partie, le terme guerre froide couvre la période 1945-1962. L’expression de guerre froide est due au financier américain Bernard Baruch, qui avait été le conseiller de Roosevelt. Plus tard, un éditorialiste américain, Walter Lippmann, publiait une série d’articles puis un livre sous ce titre. La guerre selon Clausewitz « (…) est un conflit de grands intérêts réglés par le sang, et c’est seulement en cela qu’elle se distingue des autres conflits. ›› Or, pendant la guerre froide, Soviétiques et Américains ont pris soin à chaque fois de s’arrêter au seuil du conflit armé direct entre eux. Si vous aimez cette période de l’histoire, je vous invite à retrouver tout un dossier sur le site de l’organisateur qui a réalisé ce séminaire à Barcelone, d’un genre nouveau. (suivez le lien pour le site de l’organisateur).

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